L’Agefiph publie son étude Santé mentale, emploi et handicap qui contribue à la dynamique de la grande cause nationale 2025 et partage l’éclairage de nombreux experts.

Des dispositifs, expérimentations et recherches sont mis en lumière, preuves de la réussite de l’action collective sur l’ensemble du territoire pour créer « des environnements de travail bienveillants, inclusifs et équilibrés constructeurs de santé ».

Christian Ploton, président de l’Agefiph : « L’Agefiph rappelle, à travers les nombreuses contributions que la santé mentale au travail est l’affaire de tous : employeurs, salariés, partenaires sociaux, pouvoirs publics et, au-delà, la société dans son ensemble. Nous avons tous, à notre échelle, un rôle à jouer pour créer des environnements de travail bienveillants, inclusifs et équilibrés constructeurs de santé et donc de santé mentale. »

Richesse et diversité des témoignages

Pour compléter son décryptage de la santé mentale (qu’est-ce que c’est, le différents troubles associés, le rôle clé des entreprises, la réglementation …) et surtout mettre en avant la richesse et diversité des actions, l’Agefiph a sollicité de nombreuses « parties prenantes » qui témoignent de leur expérience, vision, espoir.

  • Sybille, personne accompagnée par L’Burn après un burn-out
  • Franck Bellivier, délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie 
  • Claire Le Roy-Hatala, directrice du collectif La Place (conseil, accompagnement, formation santé mentale, handicap, travail et rétablissement)
  • Maëlys de Araujo, Assystem, responsable Diversité & Inclusion
  • Philippa Motte, formatrice, consultante, coach et pair aidante sur les enjeux de santé mentale et de handicap psychique au travail
  • Laurence Rambour, directrice générale de la FAGERH
  • Ikrame Dubois Boualia, coordinatrice dispositif Appuis spécifiques, Chambre de Métiers et de l’Artisanat Centre Val de Loire
  • Pascale Groisard, directrice générale Clubhouse France
  • Valérie Paparelle, cirectrice générale de La Nouvelle Forge, Vice-présidente de la fédération Santé Mentale France
  • Marc Corbière, professeur et spécialiste en santé mentale à l’Université du Québec à Montréal (Canada)
  • Simon Rousset, directeur délégué ANSA (Agence Nouvelle des Solidarités Actives)

Santé mentale : de quoi parle-t-on ?

Extrait de la contribution de Claire Le Roy-Hatala est directrice
du collectif La Place, vice-présidente de la Communauté de pratiques internationale et francophone Santé mentale et Travail
.

« La santé mentale nous concerne tous ! Il n’y a pas de santé, sans santé mentale. Elle fait partie intégrante de qui nous sommes et de notre rapport au monde.

Si l’on reprend les termes de la définition de l’OMS de la santé mentale, celle-ci ne se réduit pas à l’absence de maladie. Elle ne se réduit même pas à un sentiment de bien-être, même si c’est une de ses dimensions premières. Elle nourrit notre capacité à faire face aux tensions et difficultés inhérentes à la vie
sur Terre. Elle se niche dans nos ressources internes et externes pour relever les défis de l’existence. In fine, se joue avec elle notre place dans la société, notre contribution au monde qui nous entoure. En cela, elle est universelle, partagée par tous, éminemment sociétale et nous accompagne tout le long de nos chemins de vies, et plus particulièrement de vies professionnelles.

La santé mentale est aujourd’hui un enjeu
 car elle est mise à rude épreuve et vacille pour un grand nombre d’entre nous. Les chiffres sont éloquents : Santé publique France estime qu’une personne sur 5 est touchée par un trouble psychique (la dernière enquête Coviprev révélait que 18 % des français montraient des signes d’un état dépressif
et 26 % d’un état anxieux).

On constate même dans certaines enquêtes que 25 % des personnes interrogées se déclaraient souffrir d’un trouble anxieux généralisé et pour la moitié elles considèrent que cela détériore leur quotidien. Ce chiffre monte à 41 % chez les jeunes. »