Plus nombreuses, plus jeunes et subissant une charge mentale plus élevée que les hommes, les salariées aidantes communiquent moins avec leurs employeurs. L’Observatoire de l’OCIRP, publié en octobre 2024, met en lumière la persistance des inégalités femmes/hommes chez les aidant.e.s en activité professionnelle.
« Seulement 25 % des aidantes dans le privé et 22 % dans le public ont informé leur employeur de leur situation (contre respectivement 32 % et 31 % des hommes) »
Parmi les actifs proches aidants, la proportion de femmes est plus élevée :
- 30 % des salariés du privé déclarent être proches aidants (32 % des femmes contre 27 % des hommes) et 34 % des agents du secteur public sont concernés (37 % des femmes contre 29 % des hommes).
- Au total, près de la moitié des salariés du secteur privé et des agents publics ont déjà été confrontés à l’aidance
- 50 % de femmes contre 44 % d’hommes dans le secteur privé
- 58 % de femmes contre 42 % d’hommes dans le secteur public.
Une entrée plus précoce dans l’aidance :
- L’âge moyen des aidants est de 42 ans, mais il est de 40 ans pour les femmes contre 44 ans pour les hommes.
- L’âge moyen d’entrée dans l’aidance est de 33 ans, avec un début plus précoce chez les femmes (30 ans) comparé aux hommes (35 ans).
Une forme d’aide assez similaire à celle apportée par les hommes…
- L’aidance, qu’elle soit féminine ou masculine, implique majoritairement une aide apportée à un membre de la famille (88 %), souvent en raison d’une perte d’autonomie liée à l’âge (46 %).
… mais des difficultés accentuées par les inégalités de genre
- Les femmes aidants sont plus nombreuses que les hommes aidants à réaliser des tâches domestiques (60 % des aidantes contre 54 % des aidants) et des démarches administratives (53 % contre 41 % des hommes)
- En moyenne, elles consacrent plus de temps à l’aidance (10 heures 36 heures par semaine versus 9 heures pour les hommes). Cette charge supplémentaire a des conséquences directes sur leur vie professionnelle et personnelle.
- 60 % des femmes aidantes déclarent que leur rôle affecte leur charge mentale, contre 51 % des hommes.
- Les femmes sont davantage en attente d’aide financière que les hommes (46% vs 37% pour les hommes)
« Seules 19 % des salariées aidantes ont demandé un allègement de leur charge de travail (contre 32 % des hommes) »
Une communication plus discrète sur leur situation auprès de l’employeur…
- Seulement 25 % des aidantes dans le privé et 22 % dans le public ont informé leur employeur de leur situation (contre respectivement 32 % et 31 % des hommes).
- 11 % des aidantes considèrent le sujet tabou (soit 4 points de plus que les hommes).
- Elles considèrent qu’il est plus difficile de se faire remplacer en cas d’absence (69% versus 60% pour les hommes).
… ce qui affecte davantage leur quotidien
- Beaucoup moins d’ajustements professionnels pour les femmes aidantes
- Seules 19 % des aidantes ont demandé un allègement de leur charge de travail (contre 32 % des hommes), et 20 % une réorganisation du travail (contre 34 % des hommes).
- Elles sont moins nombreuses à avoir déjà demandé du télétravail (32% des aidantes vs 42% des aidants)
- Alors même que lorsqu’on les interroge sur les solutions qu’il existe pour soutenir les salariés aidants, 49% des femmes citent l’aménagement de l’organisation et des horaires de travail
- Un moindre sentiment de vulnérabilité mais un accès limité à l’information :
- Bien que moins nombreuses à exprimer une insécurité professionnelle — 18 % des aidantes du secteur privé craignent de perdre leur emploi, contre 29 % des hommes — les femmes sont aussi moins bien informées sur l’aidance : 31 % se disent suffisamment informées, contre 46 % des hommes.
La prise en charge par les femmes de la double tâche de travailleuse et d’aidante met en lumière des inégalités persistantes. Bien qu’elles entrent plus précocement dans ce rôle et qu’elles consacrent plus de temps à l’aidance, leurs situations restent souvent invisibles pour les employeurs, à qui elles demandent moins d’aménagements que les hommes. Un meilleur accès à l’information et des initiatives ciblées d’accompagnement faciliteraient le quotidien des aidantes.
METHODOLOGIE DE L’ENQUETE OCIRP/VIAVOICE SALARIÉ.E.S AIDANT.E.S 2024
- Terrain « salariés du secteur privé » : interviews réalisées auprès d’un échantillon de 3384 salariés du secteur privé, représentatif de la population des salariés du secteur privé français
- Terrain « agents du secteur public » (comprenant fonctionnaires et contractuels) : interviews réalisées auprès d’un échantillon représentatif des agents du secteur public français. Ont été extraits de cet échantillon 617 salariés en « situation d’aidance » (252 de la fonction publique d’Etat, 207 de la fonction publique territoriale, 152 de la fonction publique hospitalière te 6 dans un autre organisme public)
- Terrain « Ressources humaines » : 200 actifs du secteur privé travaillant au sein de la direction des Ressources humaines et étant en charge des enjeux liés aux salariés aidants dans leur entreprise
- Terrain « Managers » : 200 managers du secteur public et de managers travaillant dans des entreprises de 10 salariés et plus
- Terrain « partenaires sociaux » : consultation menée auprès de 75 partenaires sociaux (35 issus d’organisations patronales et 40 issus d’organisations syndicales)


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